1944.06.15 – Lettre Jean de Verclos à l’évêque de Nevers

Glux 15/6/44

Monseigneur

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la mort de Monsieur l’Abbé Bornet.

Cette triste nouvelle nous avait été rapportée déjà hier par ma fille, qui venait de passer à Saint-Gildard et aujourd’hui votre lettre nous en apporte la triste confirmation. Un de mes neveux a eu quelques précisions à l’évêché d’Autun. C’est par une autorisation spéciale de la Kommandantur, que l’aumônier de Chalon a pu téléphoner cette nouvelle.

L’Abbé Bornet aurait été trouvé étranglé lundi matin. Ce n’est pas la première fois que cela se produit à la prison de Chalon…

La population de Glux est très impressionnée par ce décès, car notre curé était extrêmement charitable et très aimé par tout le monde – il n’avait pas d’ennemis et pour beaucoup sa disparition sera une grosse peine.

Une de mes sœurs qui se trouve à Paris nous écrit, ne sachant pas encore ce décès, qu’on lui a parlé d’un religieux qui aurait besoin de se reposer et pourrait peut-être venir à la campagne. Cela pourrait-il vous aider à assurer le service paroissial de Glux ? Dans l’affirmative de quelle façon faut-il procéder ?

Veuillez recevoir, Monseigneur, l’expression de mon respectueux dévouement.

Jean de Verclos


Note : rép. 21/6/44

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