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Témoignage de Marie Cloix, née Dubois

L’Abbé Camille Bornet est arrivé à Saint-Prix en 1931, tout de suite il a été adopté par toute la paroisse.

Croyants ou incroyants avaient une grande confiance en cet homme hors du commun. Il avait séduit tout le monde par sa gentillesse et sa grande bonté.

Son décès a peiné tout le monde.

Aussi quand j’ai l’occasion de rentrer à l’église de Glux (hélas fermée depuis quelques années), je me recueille devant sa tombe.

PS : je pense qu’il devrait être canonisé.

Témoignage de Lucienne Présent Pacault

Je veux m’exprimer par ce souvenir très émouvant.

Pour aider financièrement le retour de la dépouille de notre très cher Abbé Camille Bornet, les jeunes filles de la chorale dirigée par Mlles de Verclos et de « ? » dont je participais avaient été sollicitées afin de récupérer les fonds nécessaires pour l’organisation des funérailles.

Dans chaque foyer de la commune de Glux, nous étions accueillies à bras ouverts.
Sur les visages de ces braves gens se reflétait une immense tristesse, chacun participait avec compassion et générosité.

La cérémonie des funérailles eut lieu le jeudi 13 septembre 1945, présidée par les deux évêques de Nevers et Autun, avec toute la notoriété de la région.

Le prêtre d’une très grande bonté reçu tous les honneurs qu’il méritait.

La population était là, remplissant l’église et la place dehors. Mon oncle le Chanoine Noël desservant l’église Saint-Étienne à Nevers avait tenu aussi à être présent.

Chaque fois que j’ai l’occasion de passer à l’église de Glux, je me remémore tant de bons souvenirs sur une tombe toujours bien entretenue, ornée de fleurs.

Témoignage de Madeleine Chauvin Roguet

C’était un jour d’école, ce 30 mai 1944.

Nous avions juste terminé le déjeuner du midi. Nous étions assis sur le mur, quand soudain, nous avons vu apparaître les voitures allemandes qui défilaient à toute vitesse.

Puis ce sont les enfants qui déjeunaient dans leur famille dans le bourg qui nous ont annoncé la mauvaise nouvelle :

« Les Allemands ont emmené Monsieur le Curé et l’Émile. »

Quelle déception, je devais faire ma communion solennelle le 8 juin qui fut reportée au 25.

L’office fut célébré par l’abbé Zianette, curé d’Arleuf.

Ce fut une journée de tristesse, entre-temps nous avions appris le décès de notre très cher Abbé Bornet, puis par la suite nous avons eu connaissance de son calvaire.

Les années ont passé, sa tombe au fond de l’église semble encore nous dire : ne m’oubliez pas.