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Mme Germaine Bouillot, née Curé – En mémoire de l’Abbé Bornet

C’est avec lui que j’ai fait ma première communion en 1938.

Il faisait de très belles cérémonies, nous étions émerveillés par son savoir-faire et sa gentillesse.

Il était très aimé à Saint-Prix et soignait beaucoup les malades.

Il faisait aucune différence, croyants ou incroyants. Très serviable.

Nous avons été très peinés de son arrestation par les Allemands. Nous avons assisté à ses funérailles à Glux.

À l’occasion je me recueille sur sa tombe, toujours bien fleurie.

Souvenirs témoignage – Mme Demizieux Jeanne, née Bazot, Saint-Prix

Je veux m’exprimer sur l’extrême bonté, la simplicité de ce prêtre ; croyants ou incroyants, il ne faisait aucune différence.

Il apportait son concours pour aider à soigner les malades.

C’est avec lui que j’ai fait ma première communion, c’était en juin 1938, il faisait de très belles cérémonies, il savait embellir l’église, ce qui était très accueillant pour les paroissiens.

Dans la région, il a laissé un souvenir très marquant.

Ses nombreux voyages à pied entre Glux et Saint- Prix, trajets assez longs, environ 5 km.

Notre maison située à quelques mètres de la route, c’est souvent qu’il venait faire une petite halte chez mes parents qui le recevaient avec grand plaisir et l’invitaient souvent à déjeuner. Bien que jeune adolescente, je me plaisais beaucoup à écouter des conversations très agréables.

À son décès, nous avons été très affectés par sa disparition, surtout quand nous avons eu connaissance de son calvaire. Avec toute ma famille, nous avons assisté à ses funérailles.

Sa tombe au fond de l’église a toujours été très honorée.

Quand j’ai l’occasion, je me remémore sur sa sépulture.

Famille Guillon Marcel, Saint-Prix

Je suis âgé de 74 ans, j’ai toujours habité à Saint-Prix.

Bien qu’adolescent, je me souviens très bien des cérémonies célébrées par l’Abbé Bornet.

Mes souvenirs seront brefs.

Dans ma famille, on a beaucoup parlé de ce prêtre qui était très apprécié dans la région.

J’avais commencé mon éducation du catéchisme avec lui.

Nous avons été très affectés par sa disparition, il a été beaucoup regretté.

Quand j’ai l’occasion de passer à l’église, je vais me recueillir sur sa tombe.

Témoignage de Mme Lecomte Germaine, née Rollot, à Glux-en-Glenne

Je suis la doyenne de Glux, c’est un honneur pour moi de pouvoir témoigner sur l’Abbé Bornet.

J’ai 87 ans, mais avec encore assez de mémoire à pouvoir m’expliquer sur les souvenirs que j’ai gardés sur ce prêtre, hors du commun, d’une extrême bonté.

Arrivé au service des paroissiens de Glux en 1931 ; c’est avec lui que j’ai fait ma première communion le 4 juin 1931.

Nous étions émerveillés par son savoir-faire en tant que prêtre pour organiser de très belles cérémonies. Il savait embellir l’église avec toutes ces belles fleurs qu’il cultivait dans son jardin.

Il nous apprenait aussi de magnifiques cantiques, nous partions du presbytère en cortège en chantant « Je suis chrétien, voilà ma gloire, etc. », et le déjeuner se faisait chez lui avec la participation des frais, avec la générosité de Madame la comtesse de Contenson.

Le déjeuner était préparé par sa fidèle servante, Mlle Olympe, qui est restée à son service jusqu’à son décès. La cérémonie des funérailles fut célébrée par l’Abbé Bornet à l’église, sa sépulture a eu lieu au cimetière de Glux.

En 1937, il avait pris avec M. Thomas, maire à cette époque, la lourde responsabilité de faire restaurer l’intérieur de l’église.

Pour récupérer les fonds nécessaires auprès de la mairie et des gens de la commune, la tâche n’était pas facile ; sa popularité, son extrême bonté, ses nombreux amis dans la région de Decize, où il avait été vicaire et président du club de foot, leur avaient apporté une aide financière très appréciable.

Habitant à proximité de l’église, j’aimais aller me recueillir sur la tombe, toujours bien entretenue et bien fleurie.

Mais hélas depuis 2001, jusqu’à ce jour, l’église est fermée au public.



Pour conclure mon récit, je pense que ce prêtre simple, serviable envers la population, comme il l’a été au service de la nation, qu’un jour il devrait être canonisé.

Nous attendons avec impatience la réouverture de l’église.

Témoignage souvenirs – Yvonne Joly, veuve Guenaud, Château-Chinon

Il m’est demandé si je me souviens de l’Abbé Bornet.

Oui, comment oublier tant de choses si gravées dans notre mémoire pour un homme qui faisait tant de bien ?

Le souhait que je fais de tout cœur, c’est que l’église rouvre ses portes, comme au bon vieux temps où nous avions notre curé, l’Abbé Bornet.

C’est avec lui que j’ai fait ma première communion en 1942, au mois de juin.

À la célébration de l’office des vêpres, il nous faisait apporter une petite couronne de marguerites, offerte à la Vierge, que nous déposions sur l’autel en chantant « Bonne Marie, prends ma couronne, je te la donne. Au ciel, n’est-ce pas, tu me la rendras. »

Je me souviens aussi de son retour d’Allemagne, prisonnier il avait été démobilisé de cette guerre.

Arrivant un dimanche pendant la célébration de la messe, nous étions à chanter à la « chorale de Glux ».

Pour ne pas déranger, il s’était assis au fond de l’église, attendant la fin de l’office célébré par l’Abbé Monteillet, curé de Villapourçon.

Quelle joie pour les paroissiens !

C’était un prêtre si bon pour tous et dévoué envers les malades.

Je me souviens qu’il faisait des piqûres à ma voisine, atteinte de tuberculose. Il était très serviable, il disait qu’il était au service de Dieu, sans exception croyants ou incroyants, que tous avaient besoin d’être soignés, qu’il faisait son devoir de prêtre.

Quelle tristesse pour ses paroissiens, quand nous avons appris son arrestation par les nazis avec son voisin, M. Blanchot, qui, lui, participait au ravitaillement des maquisards.

À son départ précipité du presbytère, il confie son petit chien « Poutiou » à sa servante, Jeanne Cloix en ajoutant qu’il saurait se taire. M. Blanchot était le cousin de maman.

La dépouille de l’Abbé Bornet nous est revenue, sa sépulture au fond de l’église a toujours été très honorée.

C’est pourquoi pour nous, Gluxois, cette église est sacrée.

Nous avons espoir que notre association, créée et motivée par les habitants de Glux, trouvera assez d’argent pour achever les travaux et qu’à nouveau nous puissions fleurir sa tombe comme il se doit en souvenir de cet homme hors du commun, afin de pouvoir à nouveau célébrer les offices religieux, surtout pour nos défunts.

Sa mémoire restera toujours dans nos cœurs, avec nos prières pour sa mort tragique qui a sauvé de jeunes Français de notre Morvan.

En espérant que les générations futures n’auront pas à revivre une semblable époque, aussi douloureuse.

Témoignage et souvenirs, Thérèse Blanchot épouse Portrat, Glux, Couches-les-Mines

Combien de nos chers ancêtres aujourd’hui disparus auraient pu témoigner sur l’immense bonté de ce prêtre, l’Abbé Bornet.

Mes parents, frères et sœurs ont été parmi ceux-là.

Je suis saisie d’une grande émotion quand je relis le douloureux calvaire qui a été porté à notre connaissance après son décès.

Mais revenons sur les bons souvenirs que nous avons vécus avec lui pendant ses années de sacerdoce à Glux.

Jeune adolescente, pour nous rendre à l’école, nous empruntions le chemin qui contournait le presbytère.

Nous aimions notre cher Monsieur le Curé, mais nous étions aussi en admiration de son fidèle compagnon, son petit chien « Poutiou » ; nous prenions plaisir à le regarder quand il revenait du bourg tenant à son museau le journal qu’il remettait sagement à son maître (combien, dans sa petite tête, a-t-il dû souffrir de leur séparation).

Nous avions aussi une admiration très particulière pour son jardin, il était un excellent jardinier.

Mis à part les planches de légumes, j’aimais admirer les magnifiques bordures d’œillets de poète aux multiples couleurs qui servait à orner l’autel et embellir son église dont il s’était beaucoup investi avec M. Thomas, maire de l’époque, pour la restauration de l’intérieur ; c’était en 1937.

J’ajouterais que c’est avec lui que j’ai fait ma première communion.

Le déjeuner à la cure était offert par l’Abbé. Le menu était préparé par une proche voisine, Jeanne Devillechaise, aidée de sa fidèle servante, Jeanne Cloix.

Qu’avions-nous mangé ? Je me souviens que de deux choses, du poulet, mais surtout du dessert, une crème vanille.

Puis, l’après-midi, c’était la célébration des vêpres. Nous formions le cortège pour remonter à l’église en chantant ce magnifique cantique : « Parle, commande et règne ». Il faisait des cérémonies très bien organisées. Pour cela, il était sensationnel.

Avec toute ma famille, nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse venue lui rendre l’hommage qu’il méritait.

Chaque fois que je me retrouve à l’église de Glux, je vais me recueillir sur sa tombe toujours bien fleurie.

Merci Élisabeth, pour tout ce que tu as fait pour que l’église de Glux revive et le souvenir de l’Abbé Bornet, qui était un homme hors du commun, la bonté même.

Que de souvenirs !…

Souvenirs témoignage – Doreau Suzanne, épouse Gaume, à Autun

Aujourd’hui, l’occasion m’est donnée de pouvoir me remémorer sur tous les bons souvenirs que j’ai sur l’Abbé Bornet.

C’est avec lui que j’ai fait ma première communion en 1935.

C’était une cérémonie très bien organisée comme il le faisait habituellement. Nous chantions de magnifiques cantiques.

L’intérieur de l’église, les autels ornés de fleurs avec un style toujours très accueillant pour les paroissiens.

Je me souviens de ses trajets qu’il faisait pour se rendre à Saint-Prix. Notre jardin se trouvait en bordure du chemin, hameau de Villechaise.

Bien que mon père n’était pas tellement homme d’église, il aimait faire la conversation avec ce prêtre, qu’il trouvait très agréable, c’était un homme hors du commun.

Nous avons été très peinés lors de son arrestation par les Allemands, et par la suite quand nous avons appris son décès avec la connaissance de son douloureux calvaire.

C’est avec une grande tristesse que nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse.

Souvenirs témoignage – Marceau Roger, Glux-en-Glenne

Ce prêtre a laissé un souvenir inoubliable dans la région.

C’est avec lui que j’ai fait ma première communion.

Nous avons été très attristés de son arrestation par les Allemands.

Je me souviens de cette journée du 31 mai très ensoleillée.

Nous revenions de la forêt où nous avions été préparer la provision de bois pour l’hiver. Nous étions mon père et moi accompagnés de Jean-Marie Berthier, cultivateur, qui revenait de travailler de ses champs.

Nous montions le chemin, à côté du presbytère, quand soudain nous avons été surpris de voir les soldats en armes entourer le presbytère.

J’étais jeune, et on m’a prié de rester au milieu de mon père et le voisin, car si les hommes de l’ombre (la Résistance) qui, sans doute, rôdaient dans la forêt voisine, si la rencontre avait lieu, cela aurait pu être tragique.

Je me souviens de ses funérailles, sa tombe au fond de l’église a toujours été très honorée.

Ma sœur Jeannette, Jeanne Damond veillaient à ce qu’elle soit toujours bien fleurie.

Souvenirs Stechny Richard, Glux-en-Glenne

Je veux m’exprimer sur les bons souvenirs que j’ai toujours conservés en mémoire sur ce prêtre, l’Abbé Bornet.

C’est avec lui que j’ai fait mon éducation pour les leçons de catéchisme. Les cours étaient donnés avec l’aide de la comtesse Mme de Verclos.

Mais hélas, je n’ai pas eu l’occasion de faire ma première communion avec lui, le destin en avait décidé autrement.

Notre très cher Abbé Bornet fut arrêté par les Allemands, victime de son patriotisme envers sa patrie.

Lors de ses funérailles, j’avais beaucoup de peine. Nous étions nombreux à lui rendre un dernier hommage. Ce fut une cérémonie très émouvante, une journée de tristesse.

Son inhumation au fond de l’église a toujours été très honorée, bien entretenue avec des fleurs continuellement.

Souvenirs Yvonne Joyeux Férard, Saint-Denis, Autun

Je me souviens de ce jour du 31 mai 1944.

Avec mes frères et sœurs, nous déjeunions chez Mme Devillechaise, à quelques mètres du presbytère.

Tout de suite nous avons été alertés par la présence de soldats allemands entourant le presbytère, nous avions aussi reçu le signal de ne pas sortir, cela pouvait être tragique.

Avec mes petites camarades, nous avons été très peinées de l’arrestation de l’Abbé Bornet. Je devais faire ma première communion le 8 juin qui fut retardée, reportée au 25, entre-temps nous avions appris son décès.

Par la suite, c’est avec une très grande tristesse que nous avons eu connaissance de son douloureux calvaire.

Mes parents, mes grands-parents avaient été très affectés par sa disparition.

Sa tombe au fond de l’église a toujours été très honorée.