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Témoignage et souvenirs de Serge Strechny, Glux-en-Glenne

Dans la région nous n’avons que de très bons souvenirs de l’Abbé Bornet.

Il était très sociable, croyants ou incroyants il ne faisait aucune différence. Il était toujours prêt à rendre service auprès des malades, il accomplissait des soins d’infirmier.

J’ai été très déçu par son arrestation par les Allemands, je devais faire ma première communion ce 8 juin 1944.

Quelle déception, quelle tristesse, nous avons eu encore beaucoup plus de peine quand nous avons appris son décès, et par la suite, quand nous avons eu connaissance de son calvaire.

Sa bonté, sa gentillesse sont toujours restées gravées dans ma mémoire.

Témoignage de Marie Cloix, née Dubois

L’Abbé Camille Bornet est arrivé à Saint-Prix en 1931, tout de suite il a été adopté par toute la paroisse.

Croyants ou incroyants avaient une grande confiance en cet homme hors du commun. Il avait séduit tout le monde par sa gentillesse et sa grande bonté.

Son décès a peiné tout le monde.

Aussi quand j’ai l’occasion de rentrer à l’église de Glux (hélas fermée depuis quelques années), je me recueille devant sa tombe.

PS : je pense qu’il devrait être canonisé.

Souvenirs et témoignage d’Élisabeth Duvernoy

J’ai tellement de bons souvenirs de ce prêtre qu’il y aurait de la part de ceux qui l’ont connu de nombreuses pages à remplir pour décrire la bonté de ce prêtre, soit auprès des malades, des enfants, des habitants de Glux, Saint-Prix et de la région.

Un souvenir gravé dans ma mémoire, celui de ma première communion : comme par habitude, tous les communiants étaient invités à déjeuner au presbytère.

Ce repas était offert avec la participation de Mme la comtesse de Contenson, le hasard avait voulu que je me retrouve à table à ses côtés. Je me souviens toujours de ses paroles : « Tu t’en souviendras toute ta vie que pour déjeuner tu étais à côté de Monsieur le Curé ». C’était le 11 juin 1936.

Huit ans plus tard notre cher Abbé Bornet nous quittait dans des conditions mystérieuses.

J’ajouterai aussi ce fait marquant, celui d’avoir apporté les premiers soins à mon grand-père. Mes parents étaient allés le chercher en pleine nuit, c’était en 1943.

C’était une époque très difficile, nous étions éloignés des docteurs. Pas facile d’avoir une aide médicale d’urgence.

Il avait su donner ses bons conseils qui s’étaient révélés positifs.

Témoignage de Lucienne Présent Pacault

Je veux m’exprimer par ce souvenir très émouvant.

Pour aider financièrement le retour de la dépouille de notre très cher Abbé Camille Bornet, les jeunes filles de la chorale dirigée par Mlles de Verclos et de « ? » dont je participais avaient été sollicitées afin de récupérer les fonds nécessaires pour l’organisation des funérailles.

Dans chaque foyer de la commune de Glux, nous étions accueillies à bras ouverts.
Sur les visages de ces braves gens se reflétait une immense tristesse, chacun participait avec compassion et générosité.

La cérémonie des funérailles eut lieu le jeudi 13 septembre 1945, présidée par les deux évêques de Nevers et Autun, avec toute la notoriété de la région.

Le prêtre d’une très grande bonté reçu tous les honneurs qu’il méritait.

La population était là, remplissant l’église et la place dehors. Mon oncle le Chanoine Noël desservant l’église Saint-Étienne à Nevers avait tenu aussi à être présent.

Chaque fois que j’ai l’occasion de passer à l’église de Glux, je me remémore tant de bons souvenirs sur une tombe toujours bien entretenue, ornée de fleurs.