Que de bons souvenirs de l’Abbé Bornet, curé de Glux-en-Glenne.
C’est lui qui m’a fait communier. Homme agréable, avec qui on aimait beaucoup parler. Il venait souvent à la maison voir mon père, et discuter avec lui.
On le rencontrait souvent en compagnie de son petit chien « Poutiou ».
Par la suite, je me souviens de l’invasion allemande « juin 1940-1944 », années de galère, et plus encore, avoir perdu notre très cher Abbé Bornet dans des conditions très pénibles.
Je me souviens de ce prêtre hors du commun, très sociable avec la population des deux communes Saint-Prix et Glux.
C’est avec lui que j’ai fais ma première communion en 1939, année douloureuse car, en août, c’était la déclaration de la guerre avec les Allemands.
Période 1939 à 1945 où nous avons eu la tristesse de perdre notre prêtre, victime de son dévouement envers sa patrie en juin 1944 ; il nous quittait dans des conditions atroces.
Nous avons eu un grand regret de ce prêtre tant dévoué pour la région, avec l’aide de ses capacités médicales envers les malades, surtout à cette époque où nous avions des difficultés à avoir des docteurs.
C’est avec beaucoup de tristesse que j’avais assisté à ses funérailles.
Je veux m’exprimer sur la bonté de ce prêtre, sa gentillesse, sa simplicité avec les enfants, toujours très tolérant suivant comme on avait bien appris sa leçon de catéchisme.
Devenue adulte, je faisais partie de la chorale dirigée par Mlle Albertine Bondeau. Nous étions aussi sollicitées pour faire le nettoyage de l’église.
Nous avions été très attristés quand nous avons su son arrestation par les Allemands et surtout après avoir eu connaissance des circonstances de son décès.
Je me souviens d’une foule nombreuse le jour de ses obsèques, tous unis dans la même douleur venus lui rendre un dernier hommage.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion en 1942. À cette époque, il avait été libéré par les Allemands.
Notre maison, située le long du chemin entre Glux et Saint-Prix, emprunté par le prêtre pour célébrer ses offices. Jeune adolescente, j’allais à l’école à Saint-Prix, il me prenait par la main, ce qui me plaisait beaucoup. C’était agréable de parler avec lui.
À son retour, il faisait une petite halte chez mes parents en faisant un peu causette sur les nouvelles de la région.
Avec une nombreuse assistance, j’étais présente à ses obsèques.
Je me souviens de deux évêques et de toute la notoriété de la région.
Ce jour du 13 septembre fut une journée de grande tristesse.
J’avais 5 ans en 1930 quand je suis arrivée à Glux, mes parents nourriciers étaient boulangers.
Je n’ai que de bons souvenirs de l’Abbé Bornet.
J’avais souvent l’occasion de le voir, quand il venait chercher le pain, nous faisions aussi la vente de pots pour les fleurs qu’il venait acheter pour faire ses plantations.
Je me souviens de ce va-et-vient entre le presbytère et l’église, accompagné de son fidèle compagnon, son petit chien Poutiou.
Quand il avait un office à célébrer, il lui ouvrait la porte du clocher puis il montait, s’installait à la tribune et de tout là-haut il contemplait son maître.
Je dirais aussi que c’est avec lui que j’ai fait ma première communion.
Je me souviens aussi de la restauration de l’intérieur de l’église, il en avait pris la responsabilité avec l’accord de M. Jean Thomas, maire à cette époque ; c’était en 1937.
Les travaux avaient été exécutés par l’entreprise Armand de Saint-Léger-sous-Beuvray. Mais disons que les portes de l’entrée de la nef avaient été faites par M. Blanchot Émile, arrêté le même jour.
Nous avons été très affectés par leur disparition, surtout quand nous avons eu connaissance du calvaire de l’Abbé Bornet.
Dans la région nous n’avons que de très bons souvenirs de l’Abbé Bornet.
Il était très sociable, croyants ou incroyants il ne faisait aucune différence. Il était toujours prêt à rendre service auprès des malades, il accomplissait des soins d’infirmier.
J’ai été très déçu par son arrestation par les Allemands, je devais faire ma première communion ce 8 juin 1944.
Quelle déception, quelle tristesse, nous avons eu encore beaucoup plus de peine quand nous avons appris son décès, et par la suite, quand nous avons eu connaissance de son calvaire.
Sa bonté, sa gentillesse sont toujours restées gravées dans ma mémoire.
Il y aurait tellement de très bons souvenirs à dire sur la bonté de ce prêtre.
Notre maison était située sur le bord de la route de Glux à Saint-Prix.
C’était un plaisir pour mes parents de l’accueillir lorsqu’il revenait de célébrer ses offices à Saint-Prix, surtout lorsqu’il faisait le trajet à pied. Sa petite halte était chez nous, il était heureux de prendre le café avec nous.
Mes parents se sentaient redevables, à cette époque j’étais encore une adolescente qui allait à l’école à Saint-Prix, les cours de catéchisme, c’était le jeudi. Il me faisait profiter de sa voiture.
Je me souviens de ma première communion à l’église de Glux. Le déjeuner au presbytère préparé par sa fidèle servante Jeanne était offert par le prêtre.
C’était en 1938, et le soir au dîner nous étions assez nombreux, parrain, marraine ; pour ce grand jour, il nous avait fait le plaisir d’être parmi nous.
Pour conclure mon récit, à sa disparition nous avons été très affectés, dans tout le pays son décès fut une douloureuse épreuve.