Bien que jeune adolescente, j’ai beaucoup de souvenirs de l’Abbé Bornet, nous en avons tellement parlé en famille, des souvenirs inoubliables sur la bonté de ce prêtre.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion à l’église de Saint-Prix, c’était en 1943.
Quand nous avons appris son arrestation par les Allemands, en 1944, quelle tristesse ce fut dans la région. Surtout quand nous avons appris son décès, que son douloureux calvaire a été porté à notre connaissance.
Très aimé, il a été très regretté dans la région.
Avec ma famille, j’avais assisté aux funérailles parmi une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage.
Quand j’ai l’occasion de passer à l’église de Glux, je me remémore sur sa tombe, mais là, depuis 2001, elle est fermée au public et promise pour la Pentecôte à la réouverture.
J’ai bien intention d’assister à cette inauguration.
Bien que jeune adolescent, j’ai beaucoup de bons souvenirs de l’Abbé Bornet.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion, c’était en 1943.
J’ai aussi le souvenir de ma confirmation avec l’évêque d’Autun, nous avions toujours notre cher Abbé, mais hélas, une année plus tard, nous avons été dans la région très attristés par son arrestation par les Allemands, puis par la suite lorsque nous avons eu connaissance de son calvaire.
Il était très aimé dans la région, il rendait beaucoup de service auprès des malades.
Avec ma famille, nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse.
Quand j’ai l’occasion de passer à l’église de Glux, je fais une halte sur sa tombe, toujours bien fleurie.
Je veux m’exprimer sur l’extrême bonté, la simplicité de ce prêtre ; croyants ou incroyants, il ne faisait aucune différence.
Il apportait son concours pour aider à soigner les malades.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion, c’était en juin 1938, il faisait de très belles cérémonies, il savait embellir l’église, ce qui était très accueillant pour les paroissiens.
Dans la région, il a laissé un souvenir très marquant.
Ses nombreux voyages à pied entre Glux et Saint- Prix, trajets assez longs, environ 5 km.
Notre maison située à quelques mètres de la route, c’est souvent qu’il venait faire une petite halte chez mes parents qui le recevaient avec grand plaisir et l’invitaient souvent à déjeuner. Bien que jeune adolescente, je me plaisais beaucoup à écouter des conversations très agréables.
À son décès, nous avons été très affectés par sa disparition, surtout quand nous avons eu connaissance de son calvaire. Avec toute ma famille, nous avons assisté à ses funérailles.
Sa tombe au fond de l’église a toujours été très honorée.
Quand j’ai l’occasion, je me remémore sur sa sépulture.
Moi, Armand Marconnet, né à Saint-Prix en 1921, ai eu le grand plaisir de bien connaître l’Abbé Bornet, étant donné que quand il est arrivé, j’ai été son enfant de chœur, et qu’il m’avait fait entrer à l’école libre des Minimes à Decize, Nièvre.
Il était très aimé à Saint-Prix.
Après toutes les cérémonies, il venait faire un tour chez mes parents qui tenaient le café à côté de l’église.
Il était très apprécié de la population, il avait pris la responsabilité de faire réparer l’église.
Sa popularité lui avait permis, auprès de ses nombreux amis de Decize, de récupérer gratuitement les carrelages pour le chœur, offerts par l’usine de céramique Boigues. L’harmonie de Decize était venue pour l’inauguration.
Nous avons été très affectés par sa disparition, surtout quand nous avons eu connaissance de son décès.
Avec ma famille, j’avais assisté à ses funérailles, célébrées à l’église de Glux où il est inhumé.
Je me souviens beaucoup des récits de ma chère maman aujourd’hui disparue concernant les souvenirs qu’elle avait gardés de ce prêtre.
Elle me faisait beaucoup d’éloges de ce prêtre, c’est pourquoi je veux témoigner pour elle.
C’est avec lui qu’elle avait fait sa première communion en 1942.
Ce qui lui était resté tellement gravé dans sa mémoire, c’est son arrestation par les Allemands. Ma maman se prénommait Raymonde.
Ce jour du 30 mai 1944, elle déjeunait chez les voisins de l’Abbé, M. Blanchot Émile, arrêté ce même jour. Elle disait : nous étions quatre enfants à déjeuner, Pierrot, Robert, les enfants d’Émile, ma mère et son frère, Roger Baret.
Ils avaient été saisi d’une grande frayeur quand les militaires allemands avaient pénétré dans la maison. Ils avaient été priés de sortir, puis ils les avaient plaqués le long du mur longeant la route, obligés à maintenir les mains en l’air, entourés par les Allemands, armés de mitraillettes.
L’atroce calvaire pour elle était restée inoubliable, ce qui l’avait encore plus effrayée, c’est quand elle avait vu sortir M. Blanchot, les mains derrière la tête avec les soldats en armes, elle me disait qu’elle sentait ses jambes flageoler.
Les deux plus jeunes enfants avaient pris le risque de fuir. Pierrot et maman avaient tenu jusqu’à la fin du scénario.
Après le départ des Allemands, ils avaient dû retourner à l’école.
Ils avaient gardé l’espoir de les revoir.
Les habitants de Glux avaient été très affectés par leur décès et leur calvaire.
C’est avec une grande tristesse qu’elle avait assisté aux funérailles.
Deuxième partie du témoignage, la première partie manque mais a pu être retranscrite
Combien de nos chers ancêtres aujourd’hui disparus auraient pu témoigner sur l’immense bonté de ce prêtre, l’Abbé Bornet.
Mes parents, frères et sœurs ont été parmi ceux-là.
Je suis saisie d’une grande émotion quand je relis le douloureux calvaire qui a été porté à notre connaissance après son décès.
Mais revenons sur les bons souvenirs que nous avons vécus avec lui pendant ses années de sacerdoce à Glux.
Jeune adolescente, pour nous rendre à l’école, nous empruntions le chemin qui contournait le presbytère.
Nous aimions notre cher Monsieur le Curé, mais nous étions aussi en admiration de son fidèle compagnon, son petit chien « Poutiou » ; nous prenions plaisir à le regarder quand il revenait du bourg tenant à son museau le journal qu’il remettait sagement à son maître (combien, dans sa petite tête, a-t-il dû souffrir de leur séparation).
Nous avions aussi une admiration très particulière pour son jardin, il était un excellent jardinier.
Mis à part les planches de légumes, j’aimais admirer les magnifiques bordures d’œillets de poète aux multiples couleurs qui servait à orner l’autel et embellir son église dont il s’était beaucoup investi avec M. Thomas, maire de l’époque, pour la restauration de l’intérieur ; c’était en 1937.
J’ajouterais que c’est avec lui que j’ai fait ma première communion.
Le déjeuner à la cure était offert par l’Abbé. Le menu était préparé par une proche voisine, Jeanne Devillechaise, aidée de sa fidèle servante, Jeanne Cloix.
Qu’avions-nous mangé ? Je me souviens que de deux choses, du poulet, mais surtout du dessert, une crème vanille.
Puis, l’après-midi, c’était la célébration des vêpres. Nous formions le cortège pour remonter à l’église en chantant ce magnifique cantique : « Parle, commande et règne ». Il faisait des cérémonies très bien organisées. Pour cela, il était sensationnel.
Avec toute ma famille, nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse venue lui rendre l’hommage qu’il méritait.
Chaque fois que je me retrouve à l’église de Glux, je vais me recueillir sur sa tombe toujours bien fleurie.
Merci Élisabeth, pour tout ce que tu as fait pour que l’église de Glux revive et le souvenir de l’Abbé Bornet, qui était un homme hors du commun, la bonté même.
Bien qu’ayant fait mon éducation du catéchisme à Villapourçon, j’ai fait ma première communion à Glux ; c’était en 1937.
La famille avait tenu que cette communion se passe à l’église de Glux, car j’avais une cousine, pour que notre grand-mère à toutes les deux puisse y assister.
C’est donc avec l’Abbé Bornet que nous avons célébré ce sacrement.
C’était la coutume : nous déjeunions chez lui. Pour le repas, le hasard avait voulu que je me retrouve à ses côtés. Je me souviens de ses paroles : « Tu t’en souviendras toute ta vie que pour le repas de ta première communion tu étais assise à côté de Monsieur le Curé. »
Cela dit, je me souviens de son arrestation par les Allemands.
J’étais à Glux, employée à la distribution des tickets de ravitaillement quand nous avons vu descendre les camions d’Allemands qui se sont dispersés dans le bourg. C’est le maire, M. Thomas, qui s’est étonné de voir les soldats en armes.
Puis la suite, son arrestation.
Ce prêtre était d’une très grande bonté. Nous avons assisté à ses funérailles.
Aujourd’hui, l’occasion m’est donnée de pouvoir me remémorer sur tous les bons souvenirs que j’ai sur l’Abbé Bornet.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion en 1935.
C’était une cérémonie très bien organisée comme il le faisait habituellement. Nous chantions de magnifiques cantiques.
L’intérieur de l’église, les autels ornés de fleurs avec un style toujours très accueillant pour les paroissiens.
Je me souviens de ses trajets qu’il faisait pour se rendre à Saint-Prix. Notre jardin se trouvait en bordure du chemin, hameau de Villechaise.
Bien que mon père n’était pas tellement homme d’église, il aimait faire la conversation avec ce prêtre, qu’il trouvait très agréable, c’était un homme hors du commun.
Nous avons été très peinés lors de son arrestation par les Allemands, et par la suite quand nous avons appris son décès avec la connaissance de son douloureux calvaire.
C’est avec une grande tristesse que nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse.
Je veux m’exprimer sur les bons souvenirs que j’ai toujours conservés en mémoire sur ce prêtre, l’Abbé Bornet.
C’est avec lui que j’ai fait mon éducation pour les leçons de catéchisme. Les cours étaient donnés avec l’aide de la comtesse Mme de Verclos.
Mais hélas, je n’ai pas eu l’occasion de faire ma première communion avec lui, le destin en avait décidé autrement.
Notre très cher Abbé Bornet fut arrêté par les Allemands, victime de son patriotisme envers sa patrie.
Lors de ses funérailles, j’avais beaucoup de peine. Nous étions nombreux à lui rendre un dernier hommage. Ce fut une cérémonie très émouvante, une journée de tristesse.
Son inhumation au fond de l’église a toujours été très honorée, bien entretenue avec des fleurs continuellement.