J’habitais Villechaise, lorsqu’il revenait de Saint-Prix pour célébrer la messe à Glux, il passait à la maison nous dire bonjour et nous faisions le chemin Villechaise-Glux en sa compagnie pour assister à la messe.
Il était d’une grande gentillesse et dévoué.
Je me souviens qu’il venait prodiguer des soins à une tante qui était malade.
Le jour de son arrestation, nous allions à l’école, nous avons vu les Allemands à proximité du presbytère emmenant notre cher curé.
C’était la panique et une grande tristesse.
Je ne l’oublierai jamais.
J’ai sa photo dans mon album.
Conclusion
Depuis cette triste époque de la « libération », beaucoup d’années se sont écoulées, mais cependant le souvenir est resté gravé dans la mémoire.
Tous ces témoignages recueillis nous rappellent les bons moments, les innombrables services rendus par l’Abbé Bornet.
Ce prêtre desservant les deux paroisses Glux-en-Glenne (Nièvre) et Saint-Prix (Saône-et-Loire).
Tous ces récits sont le reflet du souvenir et de son immense bonté.
Bien que jeune adolescent, j’ai beaucoup de bons souvenirs de l’Abbé Bornet.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion, c’était en 1943.
J’ai aussi le souvenir de ma confirmation avec l’évêque d’Autun, nous avions toujours notre cher Abbé, mais hélas, une année plus tard, nous avons été dans la région très attristés par son arrestation par les Allemands, puis par la suite lorsque nous avons eu connaissance de son calvaire.
Il était très aimé dans la région, il rendait beaucoup de service auprès des malades.
Avec ma famille, nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse.
Quand j’ai l’occasion de passer à l’église de Glux, je fais une halte sur sa tombe, toujours bien fleurie.
Je veux m’exprimer sur l’extrême bonté, la simplicité de ce prêtre ; croyants ou incroyants, il ne faisait aucune différence.
Il apportait son concours pour aider à soigner les malades.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion, c’était en juin 1938, il faisait de très belles cérémonies, il savait embellir l’église, ce qui était très accueillant pour les paroissiens.
Dans la région, il a laissé un souvenir très marquant.
Ses nombreux voyages à pied entre Glux et Saint- Prix, trajets assez longs, environ 5 km.
Notre maison située à quelques mètres de la route, c’est souvent qu’il venait faire une petite halte chez mes parents qui le recevaient avec grand plaisir et l’invitaient souvent à déjeuner. Bien que jeune adolescente, je me plaisais beaucoup à écouter des conversations très agréables.
À son décès, nous avons été très affectés par sa disparition, surtout quand nous avons eu connaissance de son calvaire. Avec toute ma famille, nous avons assisté à ses funérailles.
Sa tombe au fond de l’église a toujours été très honorée.
Quand j’ai l’occasion, je me remémore sur sa sépulture.
Je me souviens très bien de notre prêtre l’Abbé Bornet.
Ma communion solennelle réalisée par ce prêtre a été parfaite.
C’était un prêtre hors pair.
Il a participé ardemment à soigner ma sœur Lucienne Doreau, à cette époque, âgée de 18 ans, atteinte de méningite dont elle a été guérie.
Il a fait toujours beaucoup de bien autour de lui durant toute son existence et a sauvé de nombreuses personnes pendant cette affreuse guerre.
Il était apprécié par tout le monde, mais malheureusement a subi une cruelle trahison. Il a beaucoup souffert avant de décéder.
Toute la succession des familles Duvernoy et Doreau ne l’oubliera jamais car nous avons souvent parlé de lui en famille.
D’ailleurs, pour ceux qui possèdent Internet, allez sur le site « Mémoires du Pays de Glux-en-Glenne » (site où l’on parle beaucoup de la gentillesse de ce prêtre).
Il m’est demandé si je me souviens de l’Abbé Bornet.
Oui, comment oublier tant de choses si gravées dans notre mémoire pour un homme qui faisait tant de bien ?
Le souhait que je fais de tout cœur, c’est que l’église rouvre ses portes, comme au bon vieux temps où nous avions notre curé, l’Abbé Bornet.
C’est avec lui que j’ai fait ma première communion en 1942, au mois de juin.
À la célébration de l’office des vêpres, il nous faisait apporter une petite couronne de marguerites, offerte à la Vierge, que nous déposions sur l’autel en chantant « Bonne Marie, prends ma couronne, je te la donne. Au ciel, n’est-ce pas, tu me la rendras. »
Je me souviens aussi de son retour d’Allemagne, prisonnier il avait été démobilisé de cette guerre.
Arrivant un dimanche pendant la célébration de la messe, nous étions à chanter à la « chorale de Glux ».
Pour ne pas déranger, il s’était assis au fond de l’église, attendant la fin de l’office célébré par l’Abbé Monteillet, curé de Villapourçon.
Quelle joie pour les paroissiens !
C’était un prêtre si bon pour tous et dévoué envers les malades.
Je me souviens qu’il faisait des piqûres à ma voisine, atteinte de tuberculose. Il était très serviable, il disait qu’il était au service de Dieu, sans exception croyants ou incroyants, que tous avaient besoin d’être soignés, qu’il faisait son devoir de prêtre.
Quelle tristesse pour ses paroissiens, quand nous avons appris son arrestation par les nazis avec son voisin, M. Blanchot, qui, lui, participait au ravitaillement des maquisards.
À son départ précipité du presbytère, il confie son petit chien « Poutiou » à sa servante, Jeanne Cloix en ajoutant qu’il saurait se taire. M. Blanchot était le cousin de maman.
La dépouille de l’Abbé Bornet nous est revenue, sa sépulture au fond de l’église a toujours été très honorée.
C’est pourquoi pour nous, Gluxois, cette église est sacrée.
Nous avons espoir que notre association, créée et motivée par les habitants de Glux, trouvera assez d’argent pour achever les travaux et qu’à nouveau nous puissions fleurir sa tombe comme il se doit en souvenir de cet homme hors du commun, afin de pouvoir à nouveau célébrer les offices religieux, surtout pour nos défunts.
Sa mémoire restera toujours dans nos cœurs, avec nos prières pour sa mort tragique qui a sauvé de jeunes Français de notre Morvan.
En espérant que les générations futures n’auront pas à revivre une semblable époque, aussi douloureuse.
Je me souviens de ce prêtre hors du commun, très sociable avec la population des deux communes Saint-Prix et Glux.
C’est avec lui que j’ai fais ma première communion en 1939, année douloureuse car, en août, c’était la déclaration de la guerre avec les Allemands.
Période 1939 à 1945 où nous avons eu la tristesse de perdre notre prêtre, victime de son dévouement envers sa patrie en juin 1944 ; il nous quittait dans des conditions atroces.
Nous avons eu un grand regret de ce prêtre tant dévoué pour la région, avec l’aide de ses capacités médicales envers les malades, surtout à cette époque où nous avions des difficultés à avoir des docteurs.
C’est avec beaucoup de tristesse que j’avais assisté à ses funérailles.
Dans la région nous n’avons que de très bons souvenirs de l’Abbé Bornet.
Il était très sociable, croyants ou incroyants il ne faisait aucune différence. Il était toujours prêt à rendre service auprès des malades, il accomplissait des soins d’infirmier.
J’ai été très déçu par son arrestation par les Allemands, je devais faire ma première communion ce 8 juin 1944.
Quelle déception, quelle tristesse, nous avons eu encore beaucoup plus de peine quand nous avons appris son décès, et par la suite, quand nous avons eu connaissance de son calvaire.
Sa bonté, sa gentillesse sont toujours restées gravées dans ma mémoire.
J’ai tellement de bons souvenirs de ce prêtre qu’il y aurait de la part de ceux qui l’ont connu de nombreuses pages à remplir pour décrire la bonté de ce prêtre, soit auprès des malades, des enfants, des habitants de Glux, Saint-Prix et de la région.
Un souvenir gravé dans ma mémoire, celui de ma première communion : comme par habitude, tous les communiants étaient invités à déjeuner au presbytère.
Ce repas était offert avec la participation de Mme la comtesse de Contenson, le hasard avait voulu que je me retrouve à table à ses côtés. Je me souviens toujours de ses paroles : « Tu t’en souviendras toute ta vie que pour déjeuner tu étais à côté de Monsieur le Curé ». C’était le 11 juin 1936.
Huit ans plus tard notre cher Abbé Bornet nous quittait dans des conditions mystérieuses.
J’ajouterai aussi ce fait marquant, celui d’avoir apporté les premiers soins à mon grand-père. Mes parents étaient allés le chercher en pleine nuit, c’était en 1943.
C’était une époque très difficile, nous étions éloignés des docteurs. Pas facile d’avoir une aide médicale d’urgence.
Il avait su donner ses bons conseils qui s’étaient révélés positifs.