Messe de la FÊTE-DIEU « Seigneur, je veux faire vivre les autres de vous. Je veux aussi chanter vos magnifiques œuvres dans le siècle et dans l’éternité » (Abbé Camille BORNET )
Chant d’entrée :
SEIGNEUR, RASSEMBLE-NOUS DANS LA PAIX DE TON AMOUR (D 87)
1 Nos fautes nous séparent, ta grâce nous unit ; la joie de ta victoire éclaire notre nuit. 2 Tu es notre espérance parmi nos divisions ; plus haut que nos offenses s’élève ton pardon.
3 Seigneur, vois la misère des hommes affamés. Partage à tous nos frères le pain de l’unité. 4 Heureux le cœur des pauvres qui cherchent l’unité ! Heureux dans ton royaume les frères retrouvés !
5 Fais croître en notre attente l’amour de ta maison ; l’Esprit dans le silence fait notre communion. 6 Ta croix est la lumière qui nous a rassemblés : O joie de notre terre, tu nous as rachetés !
Kyrie eleison
Gloire à Dieu au plus haut des cieux Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime
1ère Lecture: Exode (XXIV, 3-8)
Dieu attend que nous mettions en pratique ses paroles de vie
Psaume :
Magnifique est le Seigneur tout mon cœur pour chanter Dieu Magnifique est le Seigneur
2ème Lecture: (Lettre aux Hébreux IX, 11-15)
Purifiés par le Sang du Christ, nous partageons déjà avec lui l’héritage éternel.
ALLELUIA
Évangile : (Saint Marc XIV, 12-16, 22-26)
Jésus se donne totalement, Corps et Sang, à ceux avec qui il partage son dernier repas.
Credo : Je crois, Seigneur, tu es source de vie (L 79)
Prière Universelle : SOUVIENS-TOI, SEIGNEUR, DE TON AMOUR
Communion : La nuit qu’il fut livré ( C 3 )
1 La nuit qu’il fut livré, le Seigneur prit du pain ; en signe de sa mort, le rompit de sa main : « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne afin de racheter tous mes frères humains. » 2 Après qu’il eut soupé pour la dernière fois, s’offrit comme victime au pressoir de la croix : « Mon sang, versé pour vous, est le sang de l’Alliance ; amis, faites ceci en mémoire de moi. » 3 Et nous, peuple de Dieu, nous en sommes témoins : ta mort, nous l’annonçons par ce pain et ce vin. Jésus ressuscité, ton Eglise t’acclame, vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin! 4 Tu viens revivre en nous ton mystère pascal : éteins en notre chair le foyer de tout mal. Nous sommes tes sarments, sainte vigne du Père : fais-nous porter du fruit pour le jour triomphal. 5 Seigneur, nous attendons ton retour glorieux : un jour tu nous prendras avec toi dans les cieux. Ton corps est la semence de vie éternelle : un jour tu nous prendras à la table de Dieu.
Chant final: Peuple choisi (K 64)
Dieu fait de nous en Jésus Christ des hommes libres ; tout vient de lui, tout est pour lui : qu’il nous délivre !
1 Peuple de Dieu, reçois de lui ta renaissance : Comme un pasteur il te conduit où tout est grâce. 2 Peuple habité par son Esprit, heureuse Église, la voix du Père t’a choisi : maintiens son signe ! 3 Peuple choisi pour annoncer une espérance montre ton Christ : il t’a chargé de sa présence. 4 Peuple choisi pour témoigner de l’Évangile, laisse sa vie te ranimer aux sources vives. 5 Peuple choisi pour devenir un peuple immense, monte au calvaire ou doit mourir ta suffisance. 6 Peuple choisi pour être un feu au cœur du monde, passe au plus bas, fais comme Dieu: n’aie pas de honte. 7 Peuple choisi pour son festin et pour la Pâque, ne goûte plus qu’au vrai levain de ses passages.
Gloire à Jésus, maître de tout, roi de la terre ! Gloire au Messie qui fait de nous un peuple prêtre !
60ème Anniversaire de la mort de l’Abbé Camille BORNET Curé de GLUX & de SAINT PRIX
En cette année 2004, nous célébrons le 60ème Anniversaire d’évènements qui ont marqué notre histoire et, pour quelques uns d’entre nous, notre vie.
Nous sommes là, aujourd’hui, dans cette église de SAINT PRIX pour faire mémoire de la mort de l’Abbé Camille BORNET, Curé de GLUX et de SAINT PRIX.
Merci d’être venus, nombreux.
Merci à Madame VOBMANN, Maire de GLUX et aux membres de son Conseil Municipal. Merci à Monsieur Octave MONCHARMONT, Maire de SAINT PRIX et aux membres de son Conseil Municipal.
Merci à vous tous.
L’Abbé Camille BORNET
Né à CHAMPLEMY (Nièvre) le 24 Avril 1896.
Ordonné Prêtre à NEVERS le 20 Décembre 1924. Nommé Vicaire de DECIZE. Nommé Curé de GLUX et de SAINT PRIX en Octobre 1930.
Mobilisé en 1914. Fait prisonnier. Mobilisé en 1939, comme Capitaine de Réserve. Fait prisonnier. Libéré en 1941.
Dans le courant de l’été 1941, il retrouve ses Paroisses de GLUX et de SAINT PRIX. Il va s’intéresser aux réseaux de Résistance qui commencent à s’organiser dans le Morvan.
La Communion Solennelle, le jour de la Pentecôte, 28 Mai 1944, sera sa dernière célébration à SAINT PRIX.
Mercredi 31 Mai 1944. Il est midi. Quelques enfants se retrouvent à la Cure, avec leurs paniers, pour déjeuner.
Tout à coup, la maison est cernée par des soldats allemands.
L’Abbé BORNET, ancien officier, comprend tout de suite, la gravité de la situation. Il recommande aux enfants : « Surtout, ne bougez pas ! ».
(Ces détails m’ont été rapportés par un témoin, Georges MICHAUD, qui faisait partie du petit groupe d’enfants en train de déjeuner à la Cure ; J’ai bien connu Georges MICHAUD, Agent Municipal à LAROCHEMILLAY ; Maintennant décédé).
L’Abbé BORNET est alors arrêté et conduit à NEVERS.
Quelques jours plus tard, il est transféré à la prison de CHALON SUR SAONE où, à la suite de mauvais traitements, il meurt le 9 Juin 1994.
Nous pouvons lire, dans la Semaine Religieuse de NEVERS, 30 Juin 1945, Page 59 :
« Ainsi finit dans une cellule de CHALON, le 9 Juin 1944, un prêtre nivernais, coupable d’avoir porté le Bon Dieu dans les bois à de jeunes patriotes français.
Tout le Clergé de la ville, prévenu discrètement, se rendit aux obsèques, qui furent aussi solennelles que le permettaient les circonstances.
Monsieur le Provicaire de la ville et Monsieur l’Aumônier informèrent son Excellence Monseigneur FLYNN.
Que ces Messieurs et les Religieuses de l’Hôpital qui ont fait la toilette funèbre, veuillent bien trouver ici les remerciements émus du clergé nivernais. »
L’année suivante, après les démarches entreprises, le 13 septembre 1945, son corps sera accueilli triomphalement à GLUX et déposé dans l’église.
Personnellement, mobilisé à cette époque, une permission spéciale me fut accordée pour participer aux funérailles de mon Curé.
Tous les témoins ont conservé un souvenir ému de cette cérémonie de funérailles.
En 1990, à l’initiative de Jacques CROZATIER, la Place de l’église à GLUX lui fut dédiée et une Stèle fut érigée.
La Stèle fut bénie le 9 Juin 1990 par Monseigneur MOUTEL, Evêque de NEVERS.
Aujourd’hui, après 60 ans, ceux qui ont connu l’Abbé BORNET partagent la même émotion.
Il nous appartient d’être les gardiens de sa mémoire.
Ensemble, en ce jour de fête, nous rendons grâce pour le témoignage de foi, de service, de don de soi qu’il nous a donné.
Homélie
Comme chaque Dimanche, Dieu nous convoque en sa Maison. Il nous invite à partager sa Parole et le Pain de l’Eucharistie.
C’est pour nous, pour l’Église entière, un jour de joie, un jour de grâce.
Cette année, en cette église de SAINT PRIX, ce Dimanche de la Fête-Dieu sera, par excellence, un jour de mémoire :
Mémoire du Christ qui nous dit : « Vous ferez cela en mémoire de Moi »
Mémoire d’un d’un prêtre, ministre de l’Eucharistie, qui a servi son Dieu et son pays jusqu’à la mort.
Pour moi, c’est un jour de mémoire à un titre exceptionnel ; l’Abbé BORNET a été mon Curé et je suis son successeur.
Il a été le Curé de mon enfance et de mon adolescence. Il m’a enseigné le catéchisme. Il m’a préparé à la Communion solennelle, à la Confirmation. Il a fait les démarches nécessaires pour mon entrée au Séminaire.
Quelques temps avant d’être arrêté, alors que j’étais moi-même un réfractaire au S.T.O. (Service du Travail Obligatoire), il m’adressait une lettre dans laquelle il me disait toute son affection. Il m’invitait à vivre ce qu’il vivait lui-même ; il m’encourageait à la générosité, à la confiance, à vivre dans la joie de servir.
« Les renoncements, petits et grands, nous valent les bénédictions du Maître qui nous a donné l’exemple » écrivait-il.
Maintenant, avec le recul du temps, avec mon expérience personnelle, je comprends mieux la valeur de sa vie.
L’Abbé BORNET a été un prêtre de son temps, un homme de Dieu parmi les hommes ; Il a incarné, parmi nous, au cœur de notre Morvan, au cœur de son époque, ces valeurs permanentes qui font la richesse d’une société et la noble grandeur de la vie :
L’amour de son pays
Le don de soi jusqu’à la mort
Le dévouement pour ses frères.
A la source de tout, une foi profonde qui met sur le chemin du service.
L’Abbé BORNET était un homme ouvert. Il se serait senti à l’aise avec les orientations du Concile Vatican II.
En ce jour de la Fête-Dieu, il est bon de nous rappeler qu’il fut un prêtre profondément attaché à l’Eucharistie. Il soulignait l’importance de la Messe, de la Communion.
Dans ses homélies, il invitait les paroissiens de DECIZE et, plus tard, ceux de GLUX et de SAINT PRIX, à communier plus souvent. (A cette époque, les communions étaient rares).
J’aime aussi rappeler les initiatives qu’il prenait pour que le Dimanche soit le Jour du Seigneur. Quand il ne pouvait pas venir à SAINT PRIX (mauvais temps, hiver, périodes militaires) il nous faisait organiser, déjà à cette époque, des célébration dominicales (sans prêtre).
Sur ce point, les paroissiens de GLUX et de SAINT PRIX, ont été des « pionniers ».
L’Évangile nous rappelle que le Christ nous a donné l’Eucharistie pour que nous soyons des vivants.
L’Abbé BORNET situait sa vie sacerdotale et pastorale dans la lumière de ce don du Christ.
Dans ses « Notes spirituelles », il écrit : « Seigneur, je veux faire vivre les autres de vous ».
Cela, il l’a fait pour nous soutenir dans la vie.
Il l’a fait pour soutenir les Résistants ; il leur rendait visite, portait la Communion dans les Maquis.
Il savait qu’en faisant cela, il risquait sa vie.
Mais il l’a fait, sans démission, jusqu’au don total de sa vie.
En faisant mémoire de lui aujourd’hui, en célébrant l’Eucharistie, prions pour qu’il nous aide à vivre dans la générosité du cœur, dans la joie de servir, à être , en notre temps, des témoins de foi, d’amour et de paix.
Marcel ALEXANDRE
Après la Messe, nous nous sommes retrouvés pour partager le « Verre de l’amitié » offert par la Municipalité. Ce fut l’occasion d’échanger d’émouvants souvenirs.
Le jeudi 19 septembre 1945, près de 2 000 personnes, venues de Glux, Saint-Prix, Villapourçon, Château-Chinon, Arleuf, Decize et d’ailleurs, accompagnaient à sa dernière demeure, Monsieur l’abbé Camille Bornet, Curé de Glux et de Saint-Prix.
Massacré par les Allemands, dans la prison de Chalon-sur-Saône, 9 juin 1944, après 10 jours de traitements plus barbares les uns que les autres, il reposait, depuis ce temps, dans le caveau des Curés de Chalon, attendant qu’on puisse le ramener dans sa chère paroisse.
Son cercueil aurait dû être déposé le 12, au soir, dans l’église de Saint-Prix, où l’on avait prévu un office funèbre, une veillée et un service de Sépulture, puis conduit à Glux où devait se dérouler la grande cérémonie finale. Des circonstances, indépendantes de notre volonté, ont empêché la réalisation de ce programme, et ce n’est que le 13, à 11 h 1/2, que le corps arrivait à Glux, accueilli par Monsieur le Curé de Saint-Prix, entouré d’une trentaine de prêtres nivernais et autunois.
Le cercueil, précédé du drapeau des Anciens Combattants, fut porté par les combattants et les prisonniers, qui rendaient ainsi hommage à ce Prêtre, capitaine et prisonnier des deux guerres, décoré de la Croix de Guerre 1914-1918.
Après les premières prières, la Messe de Sépulture commençait, présidée par Leurs Excellences Nos Seigneurs les Évêques de Nevers et d’Autun, célébrée par Monsieur l’Archiprêtre de Château-Chinon, assisté de son Vicaire et de Monsieur le Curé de Montigny et chantée avec âme par les chœurs de chant de Glux et de Saint-Prix, auxquels les Prêtres présents mêlaient leurs voix graves et émues.
À l’issue du Service, Monseigneur de Nevers montait en chaire pour rappeler les souffrances endurées par le cher défunt, flétrir la barbarie de ses assassins et prêcher le dernier sermon du Pasteur revenant pour toujours au milieu de ses ouailles. Sermon émouvant qui fit couler bien des larmes, Paroissiens de Glux et Saint-Prix, écoutez-le, retenez-le, laissez le couler dans vos cœurs et dans vos âmes ; il vous dit : « Aimez-vous les uns les autres. »
Après l’absoute, donnée par Monseigneur de Nevers, la foule s’écoulait, recueillie et remuée par cette cérémonie imposante et touchante. Quelques instants plus tard, Monsieur le Curé procédait, dans l’intimité, à l’inhumation de son prédécesseur qui repose maintenant et jusqu’à la résurrection finale, dans l’église qu’il avait fait restaurer, embellir, et à laquelle il avait donné tous ses soins.
Cher Abbé Bornet, nous offrons notre sympathie à votre famille, meurtrie par votre disparition ; et sur votre tombe, nous faisons le serment de toujours nous souvenir. Oui, vous vivrez dans nos mémoires et dans nos cœurs ; nous apprendrons à nos enfants à vénérer celui qui mourut pour Dieu et pour la France. Et, pour nous, nous vous implorons, victime pitoyable, afin que nos âmes reçoivent les bienfaits de votre sacrifice. En souvenir de votre dernière Messe sanglante, de votre calvaire de 10 jours, de votre agonie de 48 heures sur le pavé nu de votre cellule, nous vous en prions, vous qui nous avez tant aimés, faites que nous entendions et pratiquions votre dernier sermon, faites que nous nous aimions les uns les autres ; du haut du ciel, veillez sur nous, aimez-nous encore, et faites qu’un jour nous nous rejoignions sur le Cœur du Maître, dans l’Éternelle charité.
NOTRE CLOCHER – Bulletin paroissial de Saint-Prix et de Glux 1ère année N°1 – Octobre 1945
Glux-en-Glenne. Une journée hommage à l’abbé Bornet
Une journée de commémoration de la mort de l’abbé Bornet, le 9 juin 1944, a été organisée dimanche dernier. Récit.
Alors curé de Saint-Prix et Glux-en-Glenne, l’abbé Bornet avait été arrêté et martyrisé par la Gestapo à Chalon-sur-Saône. Sa sépulture se trouve dans l’église de Glux.
La journée de commémoration aurait dû se tenir en juin 2024. René Blanchot, maire de Glux à l’époque, en était à l’initiative ; il s’y était impliqué et engagé de manière très forte, mais la maladie ne lui avait pas permis d’aller jusqu’au bout de ce projet.
Le programme de la journée, chargé, a commencé par une marche mémorielle entre l’église de Saint-Prix et celle de Glux-en-Glenne, sur le chemin qu’empruntait régulièrement l’abbé Bornet pour desservir ses deux clochers en passant par le hameau de Villechaise. C’est le chemin qu’il avait pris, le matin du mercredi 31 mai 1944, pour rejoindre sa cure à Glux, où il allait être arrêté en début d’après-midi.
Secouriste
À leur arrivée sur le parvis de l’église de Glux, les marcheurs ont trouvé monseigneur Grégoire Drouot, évêque de Nevers, un peu avant 10 heures. La cérémonie pouvait commencer, en présence de nombreux élus locaux et des communes alentour. La présence d’un porte-drapeau, Stéphane Doreau, descendant d’une habitante de Glux et d’un lieutenant-colonel de l’armée de Terre, achevait de donner un caractère solennel à cette cérémonie républicaine.
Tout d’abord, un discours de la maire de Glux a rendu hommage à la profonde humanité de l’abbé Bornet, toujours perceptible plus de quatre-vingts ans après sa disparition, à son ouverture, à son dévouement pour les habitants des deux communes, notamment pour les soins aux malades que sa formation de secouriste lors de la Première Guerre mondiale lui avait permis de prodiguer. Deux jeunes filles de la commune ont lu les noms des morts de la Seconde Guerre mondiale, dont l’abbé Bornet et Émile Blanchot, arrêté en même temps que lui.
Après le dépôt des gerbes au monument aux Morts, La Marseillaise a été chantée, a cappella, par une assistance à la fois attentive et participative. Enfin, Le chant des Partisans a résonné pour conclure ce moment de recueillement républicain.
Le président de l’association du Patrimoine du pays de Glux, Yvan Nemo, a fait à son tour un discours où, après avoir rendu hommage à René Blanchot, il a rappelé le rôle crucial joué dans la transmission de la mémoire et du souvenir de l’abbé Bornet par Roger Bornet, son neveu, et sa femme Danielle, par Élisabeth Duvernoy, habitante de Villechaise, et par l’abbé Alexandre, curé de Glux et de Saint-Prix, notamment, de 1992 à 2009. Sans eux, sans leur travail patient et passionné, la mémoire de l’abbé Bornet ne pourrait, aujourd’hui, être aussi présente et vivante.
Profonde humanité
Rappelant à son tour la profonde humanité qui se dégage de la vie de l’abbé Bornet, de son engagement et de son dévouement, il a invité les participants à entrer dans l’église, dans les pas de l’abbé Bornet et de ce chemin d’humanité que fut sa vie. Ensuite, dans l’église, tous ont pu profiter d’une conférence de Thomas Terrien, historien, sur “L’engagement du clergé du Morvan dans la Résistance”. À l’issue de cette conférence, une messe a été co-célébrée par monseigneur Drouot et le père Richard, curé de la paroisse.
L’exposition sur l’abbé Bornet et sur la Résistance dans le clergé du Morvan, installée dans l’église à l’occasion de cette commémoration, a accueilli ses premiers visiteurs après cette célébration. Cette exposition restera accessible et visible tout l’été 2025.
Après un pique-nique dans le parc du château de Contenson, monseigneur Drouot a béni la croix de l’Échenault, sous le mont Beuvray, rénovée il y a quelques années par l’association du Patrimoine du Pays de Glux-en-Glenne.
Cette journée de commémoration aurait dû se tenir en juin 2024. René Blanchot, maire de Glux à l’époque, en était à l’initiative ; il s’y était impliqué et engagé de manière très forte, mais la maladie ne lui avait pas permis d’aller jusqu’au bout de ce projet.
C’est le chemin qu’il avait pris, le matin du mercredi 31 mai 1944, pour rejoindre sa cure à Glux, où il allait être arrêté en début d’après-midi.
Les marcheurs, de Glux et de Saint-Prix s’étaient donné rendez-vous à l’église de Saint-Prix à 8 heures, ils étaient une petite vingtaine, de tous âges, qui se mirent en marche un peu après 8 h 15.
Cette heure matinale leur permit de faire le trajet, plutôt éprouvant du fait des dénivelés importants, sans trop souffrir de la chaleur.
Ils rejoignirent les autres participants à la cérémonie qui les attendaient devant l’église de Glux où les rejoignit à son tour Monseigneur Grégoire Drouot, évêque de Nevers, un peu avant 10 heures.
Monseigneur Grégoire Drouot, évêque de Nevers et le père Guy Richard, curé de la paroisse de Luzy, incarnaient l’Église nivernaise.
Le porte-drapeau, Stéphane Doreau, descendant d’une habitante de Glux et un lieutenant-colonel de l’armée de Terre, achevaient de donner un caractère solennel à cette cérémonie républicaine.
Celle-dernière commença par un discours de Madame la maire de Glux, qui rendit hommage à la profonde humanité de l’Abbé Bornet, toujours perceptible plus de 80 ans après sa disparition, à son ouverture, à son dévouement pour les habitants des deux communes, notamment pour les soins aux malades que sa formation comme secouriste lors de la Première Guerre mondiale lui avait permis de prodiguer.
Deux jeunes filles de la commune lurent les noms des morts de la Seconde Guerre mondiale, dont l’Abbé Bornet et Émile Blanchot, arrêté en même temps que lui.
Après le dépôt des gerbes au monument aux morts, la Marseillaise fut chantée, a capella, par une assistance à la fois attentive et participative. Enfin le chant des partisans résonna pour conclure ce moment de recueil républicain.
Le président de l’association du Patrimoine du pays de Glux, Yvan Nemo, fit à son tour un discours où, après avoir rendu hommage à René Blanchot, il rappela tout d’abord le rôle crucial joué dans la transmission de la mémoire et du souvenir de l’Abbé Bornet, par Roger Bornet, son neveu, et sa femme Danielle, par Elisabeth Duvernoy, habitante de Villechaise, et par l’Abbé Alexandre, curé de Glux et de Saint-Prix, notamment, de 1992 à 2009.
Sans eux, sans leur travail patient et passionné, la mémoire de l’Abbé ne pourrait, aujourd’hui, être aussi présente et vivante.
Rappelant à son tour la profonde humanité qui se dégage de la vie de l’Abbé, de son engagement et de son dévouement, il invita les participants à entrer dans l’église, sur les pas de l’Abbé et de son chemin d’humanité…
Cette conférence, très appréciée, permit de mettre en perspective et de comprendre le sens de l’engagement dans la Résistance de l’Abbé Bornet en replaçant celui-ci dans un contexte plus étendu.
À l’issue de cette conférence, à 11 h 30, eut lieu une messe, qui était aussi une messe paroissiale, co-célébrée par Monseigneur l’évêque Drouot et le père Richard.
L’église était pleine, elle avait été soigneusement préparée et embellie, notamment par des fleurs, comme aimait à le faire l’Abbé Bornet.
L’exposition sur l’Abbé Bornet et sur la Résistance dans le clergé du Morvan, installée dans l’église à l’occasion de cette commémoration accueillit ses premiers visiteurs après cette célébration.
Après un pique-nique dans le parc du château de Contenson, a eu lieu la bénédiction de la croix de l’Echenault, sous le mont Beuvray, par Monseigneur Drouot vers 15 h 00.
Cette ultime cérémonie, qui réunit une quarantaine de personnes, fut l’occasion de l’évocation de souvenirs d’habitants à propos de ce lieu, situé à la « croisée des chemins », qui fut aussi le dernier de la commune que vit l’Abbé Bornet au moment d’être emmené vers la prison de Nevers.
La prière de consécration et la bénédiction proprement dite furent suivies d’un chant, entonné par Monseigneur Drouot et repris par l’assistance, émue par ce dernier moment de partage et de ferveur humaine…
Après un pique-nique dans le parc du château de Contenson, a eu lieu la bénédiction de la croix de l’Echenault, sous le mont Beuvray, par Monseigneur Drouot vers 15 h 00.
Cette ultime cérémonie, qui réunit une quarantaine de personnes, fut l’occasion de l’évocation de souvenirs d’habitants à propos de ce lieu, situé à la « croisée des chemins », qui fut aussi le dernier de la commune que vit l’Abbé Bornet au moment d’être emmené vers la prison de Nevers.
La prière de consécration et la bénédiction proprement dite furent suivies d’un chant, entonné par Monseigneur Drouot et repris par l’assistance, émue par ce dernier moment de partage et de ferveur humaine…
L’exposition sur l’Abbé Bornet et sur la Résistance dans le clergé du Morvan, installée dans l’église à l’occasion de cette commémoration accueillit ses premiers visiteurs après cette célébration.
Elle présente notamment les témoignages recueillis par Élisabeth Duvernoy, sur une proposition de Roger Bornet, neveu de l’Abbé, dans les années 2005 à 2015.
Ces témoignages sont exposés des deux côtés de l’église, ainsi que sur deux panneaux de l’exposition.
Cette exposition restera accessible et visible tout l’été 2025.
À l’issue de cette conférence, à 11 h 30, eut lieu une messe, qui était aussi une messe paroissiale, co-célébrée par Monseigneur l’évêque Drouot et le père Richard.
L’église était pleine, elle avait été soigneusement préparée et embellie, notamment par des fleurs, comme aimait à le faire l’Abbé Bornet.
La messe fut très belle, avec de nombreux chants largement repris par l’assistance et une émotion et une ferveur palpables.
On peut noter la présence, dans le chœur et durant toute la cérémonie, du drapeau français, porté par Stéphane Doreau avec l’accord de Monseigneur Drouot.
À noter à ce propos que Jeanne Bérard témoigne à propos de sa première communion :
« Ce jour-là, le drapeau français était hissé derrière l’autel. »
Ce jour-là, c’était le 13 juin 1943, soit un an avant la mort de l’Abbé Bornet le 9 juin 1944…
Les participants à la commémoration purent alors entrer dans l’église où ils prirent place pour écouter une conférence de Thomas Terrien, historien, sur « L’engagement du clergé du Morvan dans la Résistance ».
Cette conférence, très appréciée, permit de mettre en perspective et de comprendre le sens de l’engagement dans la Résistance de l’Abbé Bornet en replaçant celui-ci dans un contexte plus étendu.
Étaient présents, aux côtés de la maire de Glux, Mme Nacera Ounnas-Verspieren, et du maire de Saint-Prix Christian Demizieux, le maire de La Comelle, Alain d’Anglejan, et des représentants de communes voisines, notamment Saint-Léger-sous-Beuvray et La Rochemillay.
Monseigneur Grégoire Drouot, évêque de Nevers et le père Guy Richard, curé de la paroisse de Luzy, incarnaient l’Église nivernaise.
Le porte-drapeau, Stéphane Doreau, descendant d’une habitante de Glux et un lieutenant-colonel de l’armée de Terre, achevaient de donner un caractère solennel à cette cérémonie républicaine.
Celle-dernière commença par un discours de Madame la maire de Glux, qui rendit hommage à la profonde humanité de l’Abbé Bornet, toujours perceptible plus de 80 ans après sa disparition, à son ouverture, à son dévouement pour les habitants des deux communes, notamment pour les soins aux malades que sa formation comme secouriste lors de la Première Guerre mondiale lui avait permis de prodiguer.
Deux jeunes filles de la commune lurent les noms des morts de la Seconde Guerre mondiale, dont l’Abbé Bornet et Émile Blanchot, arrêté en même temps que lui.
Après le dépôt des gerbes au monument aux morts, la Marseillaise fut chantée, a capella, par une assistance à la fois attentive et participative. Enfin le chant des partisans résonna pour conclure ce moment de recueil républicain.
Le président de l’association du Patrimoine du pays de Glux, Yvan Nemo, fit à son tour un discours où, après avoir rendu hommage à René Blanchot, il rappela tout d’abord le rôle crucial joué dans la transmission de la mémoire et du souvenir de l’Abbé Bornet, par Roger Bornet, son neveu, et sa femme Danielle, par Elisabeth Duvernoy, habitante de Villechaise, et par l’Abbé Alexandre, curé de Glux et de Saint-Prix, notamment, de 1992 à 2009.
Sans eux, sans leur travail patient et passionné, la mémoire de l’Abbé ne pourrait, aujourd’hui, être aussi présente et vivante.
Rappelant à son tour la profonde humanité qui se dégage de la vie de l’Abbé, de son engagement et de son dévouement, il invita les participants à entrer dans l’église, sur les pas de l’Abbé et de son chemin d’humanité…