Archives de l’auteur : YN

Famille Guillon Marcel, Saint-Prix

Je suis âgé de 74 ans, j’ai toujours habité à Saint-Prix.

Bien qu’adolescent, je me souviens très bien des cérémonies célébrées par l’Abbé Bornet.

Mes souvenirs seront brefs.

Dans ma famille, on a beaucoup parlé de ce prêtre qui était très apprécié dans la région.

J’avais commencé mon éducation du catéchisme avec lui.

Nous avons été très affectés par sa disparition, il a été beaucoup regretté.

Quand j’ai l’occasion de passer à l’église, je vais me recueillir sur sa tombe.

Famille Leclerc Paul – Saint-Prix – En mémoire de l’Abbé Bornet

Âgé de bientôt 88 ans et habitant de Saint-Prix, je me souviens très bien de notre Abbé Bornet.

C’est lui qui m’a fait faire ma première communion. C’était dans le début qu’il était à Glux.

Toujours serviable et dévoué, il était l’ami de tous sans distinction de classe, croyants, non-croyants, jeunes ou personnes âgées.

Je garde un souvenir inoubliable de ce prêtre hors du commun qui a donné sa vie pour son pays face à l’ennemi, après avoir supporté tant de souffrances infligées par les Allemands.

Nous conservons précieusement sa photo dans notre maison, espérant qu’il veille sur ses anciens paroissiens.

Témoignage souvenirs – Marconnet Armand, Saint-Prix

Moi, Armand Marconnet, né à Saint-Prix en 1921, ai eu le grand plaisir de bien connaître l’Abbé Bornet, étant donné que quand il est arrivé, j’ai été son enfant de chœur, et qu’il m’avait fait entrer à l’école libre des Minimes à Decize, Nièvre.

Il était très aimé à Saint-Prix.

Après toutes les cérémonies, il venait faire un tour chez mes parents qui tenaient le café à côté de l’église.

Il était très apprécié de la population, il avait pris la responsabilité de faire réparer l’église.

Sa popularité lui avait permis, auprès de ses nombreux amis de Decize, de récupérer gratuitement les carrelages pour le chœur, offerts par l’usine de céramique Boigues. L’harmonie de Decize était venue pour l’inauguration.

Nous avons été très affectés par sa disparition, surtout quand nous avons eu connaissance de son décès.

Avec ma famille, j’avais assisté à ses funérailles, célébrées à l’église de Glux où il est inhumé.

Témoignage – Yvonne Clément, Luzy – Familles Doreau Duvernoy

Je me souviens très bien de notre prêtre l’Abbé Bornet.

Ma communion solennelle réalisée par ce prêtre a été parfaite.

C’était un prêtre hors pair.

Il a participé ardemment à soigner ma sœur Lucienne Doreau, à cette époque, âgée de 18 ans, atteinte de méningite dont elle a été guérie.

Il a fait toujours beaucoup de bien autour de lui durant toute son existence et a sauvé de nombreuses personnes pendant cette affreuse guerre.

Il était apprécié par tout le monde, mais malheureusement a subi une cruelle trahison. Il a beaucoup souffert avant de décéder.

Toute la succession des familles Duvernoy et Doreau ne l’oubliera jamais car nous avons souvent parlé de lui en famille.

D’ailleurs, pour ceux qui possèdent Internet, allez sur le site « Mémoires du Pays de Glux-en-Glenne » (site où l’on parle beaucoup de la gentillesse de ce prêtre).

Témoignage de Mme Lecomte Germaine, née Rollot, à Glux-en-Glenne

Je suis la doyenne de Glux, c’est un honneur pour moi de pouvoir témoigner sur l’Abbé Bornet.

J’ai 87 ans, mais avec encore assez de mémoire à pouvoir m’expliquer sur les souvenirs que j’ai gardés sur ce prêtre, hors du commun, d’une extrême bonté.

Arrivé au service des paroissiens de Glux en 1931 ; c’est avec lui que j’ai fait ma première communion le 4 juin 1931.

Nous étions émerveillés par son savoir-faire en tant que prêtre pour organiser de très belles cérémonies. Il savait embellir l’église avec toutes ces belles fleurs qu’il cultivait dans son jardin.

Il nous apprenait aussi de magnifiques cantiques, nous partions du presbytère en cortège en chantant « Je suis chrétien, voilà ma gloire, etc. », et le déjeuner se faisait chez lui avec la participation des frais, avec la générosité de Madame la comtesse de Contenson.

Le déjeuner était préparé par sa fidèle servante, Mlle Olympe, qui est restée à son service jusqu’à son décès. La cérémonie des funérailles fut célébrée par l’Abbé Bornet à l’église, sa sépulture a eu lieu au cimetière de Glux.

En 1937, il avait pris avec M. Thomas, maire à cette époque, la lourde responsabilité de faire restaurer l’intérieur de l’église.

Pour récupérer les fonds nécessaires auprès de la mairie et des gens de la commune, la tâche n’était pas facile ; sa popularité, son extrême bonté, ses nombreux amis dans la région de Decize, où il avait été vicaire et président du club de foot, leur avaient apporté une aide financière très appréciable.

Habitant à proximité de l’église, j’aimais aller me recueillir sur la tombe, toujours bien entretenue et bien fleurie.

Mais hélas depuis 2001, jusqu’à ce jour, l’église est fermée au public.



Pour conclure mon récit, je pense que ce prêtre simple, serviable envers la population, comme il l’a été au service de la nation, qu’un jour il devrait être canonisé.

Nous attendons avec impatience la réouverture de l’église.

Jacqueline Lefèvre, née Clément

Je me souviens très bien de Camille Bornet.

C’est avec lui que j’ai fait ma communion solennelle en 1942.

Nous étions nombreux. Une très belle cérémonie.

Départ de la cure, en rang deux par deux, en chantant « Je suis chrétien, voilà ma gloire » jusque dans le chœur de l’église.

Ensuite, il y avait les vêpres et toujours les cantiques, les fonts baptismaux et « Bonne Marie, je te confie mon cœur ici-bas ».

Ces belles journées sont gravées dans nos cœurs.

Hélas, d’autres le sont également, mais avec une grande tristesse, car le destin a frappé fort.

Un patriote exemplaire qui a donné sa vie pour sauver les autres.

Comme le chante la chorale paroissiale tous les ans pour la messe du 8 mai, « plus jamais de guerre ».

Un prêtre qui rend des visites à ses paroissiens, et qui apporte toujours la bonne parole.

Toute ma famille garde de lui un souvenir ému.

Alice Cloix, née Clément, Curgy

Je garde un excellent souvenir de l’Abbé Bornet…

Il nous faisait le catéchisme.

Il avait toujours un mot gentil sur tout le monde. Il nous apprenait beaucoup de choses.

Cependant, j’éprouve une grande tristesse quand je pense à lui…

Au mois de juin 1944, je devais faire ma communion solennelle.
Malheureusement, les Allemands l’ont arrêté quelques jours avant…

Ce passage de ma vie reste à jamais gravé dans mon cœur.

Ce sont des moments inoubliables.

André Lefèvre, ancien résistant

Je me souviens très bien de l’Abbé Camille Bornet.

C’est avec lui que j’ai fait ma communion solennelle et ma confirmation à Saint-Prix.

Un prêtre d’une très grande sympathie, aimé de tous.

La stèle érigée à son nom près de l’église à l’initiative de Jacques Crozatier a été très appréciée.

Un patriote exemplaire, victime de trahison, qui a donné sa vie pour sauver les autres.

Engagé volontaire dans la Résistance en 1944 au camp des Fraîchots, je me souviens de ces moments incertains.

Tous les ans, au mois de septembre, nous honorons les stèles, et la minute de silence est très respectée.

Une inscription y figure : « Passant, n’oublie pas. »

Comment oublier ces combattants de l’ombre ?

Témoignage de Mme Madeleine de la Varde, née de Verclos à Jullouville

Mes souvenirs de Monsieur l’Abbé Bornet remontent aux années 1940-1944.

Nous aimions et respections beaucoup notre cher curé.

Dans les années 43-44, sous la coupe de maman, je faisais le catéchisme aux plus petits enfants.

À cette époque, il y avait beaucoup d’enfants à Glux.

Il y avait aussi un chœur de chant très « vivant » sous la responsabilité de mes tantes et avec les très bonnes visites de Monsieur le Curé.

L’arrestation de Monsieur l’Abbé Bornet fut une grande tristesse pour nous tous.

Nous craignions… le pire.

Les prières ont été plus intenses et chacun espérait des nouvelles.

Son retour en 45 fut une période très forte. Nous étions tous si émus.

Monsieur le Curé, vous nous avez aidés dans notre foi, vous nous aidez encore dans le chemin de nos vies.

Alors merci.

Mireille Petit Scevolat, témoigne pour sa maman Raymonde Baret, épouse Petit

Je me souviens beaucoup des récits de ma chère maman aujourd’hui disparue concernant les souvenirs qu’elle avait gardés de ce prêtre.

Elle me faisait beaucoup d’éloges de ce prêtre, c’est pourquoi je veux témoigner pour elle.

C’est avec lui qu’elle avait fait sa première communion en 1942.

Ce qui lui était resté tellement gravé dans sa mémoire, c’est son arrestation par les Allemands. Ma maman se prénommait Raymonde.

Ce jour du 30 mai 1944, elle déjeunait chez les voisins de l’Abbé, M. Blanchot Émile, arrêté ce même jour. Elle disait : nous étions quatre enfants à déjeuner, Pierrot, Robert, les enfants d’Émile, ma mère et son frère, Roger Baret.

Ils avaient été saisi d’une grande frayeur quand les militaires allemands avaient pénétré dans la maison. Ils avaient été priés de sortir, puis ils les avaient plaqués le long du mur longeant la route, obligés à maintenir les mains en l’air, entourés par les Allemands, armés de mitraillettes.

L’atroce calvaire pour elle était restée inoubliable, ce qui l’avait encore plus effrayée, c’est quand elle avait vu sortir M. Blanchot, les mains derrière la tête avec les soldats en armes, elle me disait qu’elle sentait ses jambes flageoler.

Les deux plus jeunes enfants avaient pris le risque de fuir. Pierrot et maman avaient tenu jusqu’à la fin du scénario.

Après le départ des Allemands, ils avaient dû retourner à l’école.

Ils avaient gardé l’espoir de les revoir.

Les habitants de Glux avaient été très affectés par leur décès et leur calvaire.

C’est avec une grande tristesse qu’elle avait assisté aux funérailles.

Deuxième partie du témoignage, la première partie manque mais a pu être retranscrite