Petit séminaire de Notre-Dame de Grand-Champ

L’abbé Bornet est entré au petit séminaire « Notre-Dame de Grand-Champ » à Versailles au début de la première guerre mondiale, à l’âge de dix-huit ans.

Il y a passé deux années, probablement en 1914-1915 et 1915-1916, avant d’être incorporé en août 1914, à 20 ans, pour participer au conflit mondial.

Une bienfaitrice, peut être l’employeur de son père, avait financé une partie des frais de scolarité et avait fléché le petit séminaire de Versailles.

Originaire de la Nièvre, Camille Bornet avait donc dû aller à Versailles pour faire ses études.

Il a demandé, sans doute très tôt, de retourner dans le diocèse de Nevers et a fait des démarches dans ce sens, mais certaines difficultés devaient être levées au préalable.

Le petit séminaire était en effet gratuit, mais il semble que des frais aient cependant existé dans le cas de l’école de Versailles.

Ces frais avaient été supportés en partie par la bienfaitrice, le restant étant resté à la charge du diocèse de Versailles.

Cette prise en charge partielle par le diocèse de Versailles devait avoir une contre partie : celle que l’élève devienne prêtre dans le même diocèse.

C’est sans doute ce qui explique que, dans une lettre adressée au Supérieur du grand séminaire de Nevers, le Supérieur du petit séminaire de Versailles demande une compensation financière pour le cas où Camille Bornet serait transféré à Nevers, qui dépendait donc d’un autre diocèse.


Dans le contexte de l’histoire mouvementée de la séparation de l »Église et de l’État (1905), le domaine de Grandchamp est acquis par la Société Foncière de Seine-et-Oise, puis louée au clergé qui y installe les bureaux de l’évêché et le Petit Séminaire Notre-Dame du Grand-Champ en 1907.

Le Petit Séminaire est réquisitionné par la Croix-Rouge pendant la Première Guerre Mondiale et devient un hôpital militaire.

Une partie des locaux du petit séminaire a cependant continué d’accueillir des élèves, dont l’Abbé Bornet, pendant toute la durée du conflit.

Celui-ci coûta la vie à de nombreux ecclésiastiques de l’institution dont son Supérieur, l’abbé Dorgeloh, deux professeurs, les abbés Rigault et Prévost, 26 élèves et 72 anciens élèves.

Le Supérieur qui écrit le courrier concernant Camille Bornet le 17 octobre 1919 est le successeur de l’abbé Dorgeloh.

Sources :
Wikipédia
Courrier du supérieur du petit séminaire de Notre-Dame de Grand-Champ

Histoire de Notre-Dame de Grand-Champ

Vous pouvez écrire votre commentaire ci-dessous :