Témoignage et souvenirs, Thérèse Blanchot épouse Portrat, Glux, Couches-les-Mines

Combien de nos chers ancêtres aujourd’hui disparus auraient pu témoigner sur l’immense bonté de ce prêtre, l’Abbé Bornet.

Mes parents, frères et sœurs ont été parmi ceux-là.

Je suis saisie d’une grande émotion quand je relis le douloureux calvaire qui a été porté à notre connaissance après son décès.

Mais revenons sur les bons souvenirs que nous avons vécus avec lui pendant ses années de sacerdoce à Glux.

Jeune adolescente, pour nous rendre à l’école, nous empruntions le chemin qui contournait le presbytère.

Nous aimions notre cher Monsieur le Curé, mais nous étions aussi en admiration de son fidèle compagnon, son petit chien « Poutiou » ; nous prenions plaisir à le regarder quand il revenait du bourg tenant à son museau le journal qu’il remettait sagement à son maître (combien, dans sa petite tête, a-t-il dû souffrir de leur séparation).

Nous avions aussi une admiration très particulière pour son jardin, il était un excellent jardinier.

Mis à part les planches de légumes, j’aimais admirer les magnifiques bordures d’œillets de poète aux multiples couleurs qui servait à orner l’autel et embellir son église dont il s’était beaucoup investi avec M. Thomas, maire de l’époque, pour la restauration de l’intérieur ; c’était en 1937.

J’ajouterais que c’est avec lui que j’ai fait ma première communion.

Le déjeuner à la cure était offert par l’Abbé. Le menu était préparé par une proche voisine, Jeanne Devillechaise, aidée de sa fidèle servante, Jeanne Cloix.

Qu’avions-nous mangé ? Je me souviens que de deux choses, du poulet, mais surtout du dessert, une crème vanille.

Puis, l’après-midi, c’était la célébration des vêpres. Nous formions le cortège pour remonter à l’église en chantant ce magnifique cantique : « Parle, commande et règne ». Il faisait des cérémonies très bien organisées. Pour cela, il était sensationnel.

Avec toute ma famille, nous avons assisté à ses funérailles, parmi une foule nombreuse venue lui rendre l’hommage qu’il méritait.

Chaque fois que je me retrouve à l’église de Glux, je vais me recueillir sur sa tombe toujours bien fleurie.

Merci Élisabeth, pour tout ce que tu as fait pour que l’église de Glux revive et le souvenir de l’Abbé Bornet, qui était un homme hors du commun, la bonté même.

Que de souvenirs !…

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