Mireille Petit Scevolat, témoigne pour sa maman Raymonde Baret, épouse Petit

Je me souviens beaucoup des récits de ma chère maman aujourd’hui disparue concernant les souvenirs qu’elle avait gardés de ce prêtre.

Elle me faisait beaucoup d’éloges de ce prêtre, c’est pourquoi je veux témoigner pour elle.

C’est avec lui qu’elle avait fait sa première communion en 1942.

Ce qui lui était resté tellement gravé dans sa mémoire, c’est son arrestation par les Allemands. Ma maman se prénommait Raymonde.

Ce jour du 30 mai 1944, elle déjeunait chez les voisins de l’Abbé, M. Blanchot Émile, arrêté ce même jour. Elle disait : nous étions quatre enfants à déjeuner, Pierrot, Robert, les enfants d’Émile, ma mère et son frère, Roger Baret.

Ils avaient été saisi d’une grande frayeur quand les militaires allemands avaient pénétré dans la maison. Ils avaient été priés de sortir, puis ils les avaient plaqués le long du mur longeant la route, obligés à maintenir les mains en l’air, entourés par les Allemands, armés de mitraillettes.

L’atroce calvaire pour elle était restée inoubliable, ce qui l’avait encore plus effrayée, c’est quand elle avait vu sortir M. Blanchot, les mains derrière la tête avec les soldats en armes, elle me disait qu’elle sentait ses jambes flageoler.

Les deux plus jeunes enfants avaient pris le risque de fuir. Pierrot et maman avaient tenu jusqu’à la fin du scénario.

Après le départ des Allemands, ils avaient dû retourner à l’école.

Ils avaient gardé l’espoir de les revoir.

Les habitants de Glux avaient été très affectés par leur décès et leur calvaire.

C’est avec une grande tristesse qu’elle avait assisté aux funérailles.

Deuxième partie du témoignage, la première partie manque mais a pu être retranscrite

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